ENQUÊTE SUR COMIAC ET SON PRIEURÉ, AUJOURD’HUI DISPARUS Par Thierry Ribaldone
   08/08/2025
ENQUÊTE SUR COMIAC ET SON PRIEURÉ, AUJOURD’HUI DISPARUS Par Thierry Ribaldone

ENQUÊTE SUR COMIAC ET SON PRIEURÉ, AUJOURD’HUI DISPARUS (SAINT-JEAN-DE-CRIEULON - GARD)

Par Thierry Ribaldone

 

Il ne reste, pour témoigner de l’existence d’un village à Comiac, que l’ancien mas occupé aujourd’hui par le domaine viticole éponyme, situé dans la plaine, en bordure du tronçon de la RD 8 qui relie Sauve à Logrian-Florian. Comiac était à l’origine une paroisse indépendante, sans doute peu peuplée. Elle était incluse dans le diocèse de Nîmes, archiprêtré de Quissac, et dans la viguerie de Sommières, bien que Le Dénombrement des feux de la sénéchaussée de Beaucaire & de Nismes An 1384 - De vicaria & villa Sumidrii (1) ne la cite pas, malgré ce qu’écrivent plusieurs auteurs du XIXe siècle. Saint-Jean-de-Crieulon étant également absent de cette liste, les deux villages sont vraisemblablement postérieurs à leurs prieurés qui, eux, sont bien attestés à une date plus ancienne. Lors de la visite pastorale d’Anthyme-Denis Cohon, évêque de Nîmes, en 1663, « la paroisse [de Comiac] ne se composait que du sieur de Beaugras, seigneur du lieu, et de trois métairies dont deux seulement étaient habitées par des catholiques » (2). Ce qui est devenu le domaine viticole et peut-être le mas de Villaret, aujourd’hui disparu, devaient sans doute faire partie de ces trois métairies.

 

« Sancti Stephani de Comiaco barulie Salvii »

Le prieuré bénédictin simple et régulier de Saint-Étienne-de-Comiac était annexé à l’office claustral d’infirmier de l’abbaye Saint-Pierre-de-Sauve et dégageait un bénéfice de 600 livres en 1756 (3). D’après les notes inédites de M. A. Bardon sur l’abbaye de Sauve (4), le premier moine infirmier prieur de Comiac connu serait Étienne Ducros (« de Croso »), qui en était titulaire en 1325. Le dit « Mre Étienne Ducros, moine et infirmier du monastier de Sauve » est notamment présent à une constitution de procureurs actée le 11 juin 1343 « dans l’église St-Pierre de Sauve » *. Ceci dit, le prieuré lui-même - du moins sa chapelle - n’apparaît nommément que dans un acte daté du 27 juillet 1348, le « testament de Pierre de La Rouvière, damoiseau de la paroisse de St-Étienne-de-Comiac », qui demande une « sépulture au cimetière de l’église dudit St-Étienne » et offre « divers légas pies [legs pieux] aux églises dudit St-Étienne, St-Jean-de-Crieulon et St-Martin-de-Logrian » *.

On ne sait rien sur la date de fondation du prieuré Saint-Etienne de Comiac sinon qu’elle est antérieure à 1325.

Extrait d'un article du Cévennes Magazine n° 2353 & 2354 des samedis 16 & 23 août 2025 disponible chez votre marchand de journaux ou en commande sur notre site internet