Ales.fr fait peau neuve : le site de l'agglo passe à la vitesse supérieure
Un million de visites par an, des pages divisées par près de deux, un site pensé pour tous et pour le mobile : la nouvelle version d'ales.fr vise à devenir l'outil du quotidien des habitants du territoire.
Selon Christophe Rivenq, président d'Alès Agglomération, l’âge d’un site internet se compte comme pour un chien : un an en vaut sept. Voilà pourquoi la Direction de la Communication de l'agglomération a reçu mission, en 2025, de repenser de fond en comble ales.fr, le site officiel d'Alès en Cévennes et de son agglomération.
Un site déjà ancré dans le quotidien
En 2025, ales.fr a enregistré près de 980 000 visites, soit 40 % de plus qu'en 2024, pour plus de 1,6 million de pages vues (+ 3 %). Cela représente environ 2 600 visites par jour. Payer sa facture d'eau, inscrire un enfant à la cantine, vérifier les horaires d'un équipement, consulter les places de parking en temps réel : le réflexe passe de plus en plus par l'écran.
Et cet écran est avant tout celui du téléphone. 68,2 % de l'audience vient d'un smartphone, 28,3 % d'un ordinateur et 3,5 % d'une tablette. Le nouveau site a été conçu en conséquence, avec une page d'accueil dotée d'un bandeau « En un clic » qui regroupe les services les plus demandés : paiement en ligne, numéro vert, espace citoyens, places de parking, transports, piscines.
Moins de pages, plus de clarté
La refonte s'est appuyée sur un audit mené fin 2024 auprès des habitants. Il a dégagé trois priorités : une navigation plus intuitive, des rubriques mieux organisées, une recherche d'information plus efficace. La cellule web d'Alès Agglo a donc fait le ménage : le site, qui comptait plus de 500 pages, en affiche désormais un peu plus de 300, après regroupement, simplification et réécriture des contenus.
L'accessibilité au cœur du projet
C'est l'un des points forts revendiqués. L'accessibilité numérique est une obligation pour les sites publics et un enjeu d'inclusion : elle concerne les personnes en situation de handicap permanent (près de 12 millions en France selon la DREES), mais aussi celles qui sont momentanément handicapées, les seniors, ou toute personne qui navigue dans de mauvaises conditions (lumière forte, connexion lente).
Le site doit donc être perceptible, utilisable, compréhensible et robuste : textes alternatifs pour les images, vidéos sous-titrées, contrastes suffisants, navigation possible au clavier, langage simple, code respectueux des standards pour fonctionner avec les lecteurs d'écran ou les plages braille.
Une démarche d'éco-conception
Le numérique pèse 11 % de la consommation électrique en France (ADEME-Arcep, données 2022, mise à jour 2025). L'équipe a donc réduit le nombre de formats et de déclinaisons de photos et limité les images purement décoratives. Pages plus légères, moins d'échanges de données, moins de stockage : l'empreinte du site sur l'ensemble de son cycle de vie s'en trouve réduite.
Le Mag, l'autre vitrine du territoire
Ales.fr ne vit pas seul. Son pendant, lemag.ales.fr, est dédié à l'actualité et à la découverte du territoire, avec une ligne éditoriale d'information positive et des partenariats qui mettent en lumière les initiatives locales. Il revendique 400 000 utilisateurs et près de 660 000 pages vues. D'un côté les services et les démarches, de l'autre les histoires : deux usages, une même ambition d'une information fiable, claire et à jour.
Une réalisation maison
Le site a été conçu en interne par la cellule web de la Direction de la communication : quatre collaborateurs, dont le responsable Cédric Delagnes et trois techniciens. Leur travail ne s'arrête pas à ales.fr : ils créent les sites éphémères des grands rendez-vous de la cité (feria, semaine cévenole), entretiennent les sites satellites (musée, conservatoire) et préparent les newsletters. Un réseau de référents dans chaque service leur permet de répercuter les changements quasiment en temps réel.
« Un site internet public ne peut être figé, il doit vivre, évoluer et s'imposer comme espace virtuel de proximité », résume Christophe Rivenq.
Louis Givelet
