ARPHY
Arphy est une petite commune cévenole située dans le canton du Vigan, au cœur d’un territoire de montagne. Elle se compose d’une succession de petits hameaux étagés le long des ruisseaux, entourés de bois de châtaigniers, de vergers et de quelques cultures traditionnelles. Une commune discrète et paisible, où la nature occupe une place essentielle.
Une histoire liée au Vigan
Avant 1790, Arphy n’était qu’un hameau de la paroisse d’Aulas, dépendant de l’archiprêtré et de la viguerie du Vigan. Le nom apparaît dans les documents anciens sous différentes formes : Mansus de Arfino en 1417, puis Arphi au XVIIᵉ siècle et Arsy en 1694.
L’histoire ancienne du territoire est également attestée par plusieurs découvertes archéologiques. Un menhir, aujourd’hui non localisé, est mentionné dans les inventaires, tandis que la grotte sépulcrale du Fesq aurait livré un crâne étudié au XIXᵉ siècle.
Le temple d’Arphy
Au cœur du hameau principal se trouve le temple, installé sur la place d’Arphy. Sa date de construction n’est pas précisée dans le document, mais il constitue un élément important du patrimoine local.
Il jouxte un cimetière sobre ainsi qu’un remarquable bosquet de pins, formant un ensemble particulièrement paisible.
Arphy possède également une histoire protestante importante. Le village a notamment vu naître Jeanne Gaubert, considérée comme l’une des prophétesses des Camisards.
Une commune façonnée par les châtaigniers
Les châtaigniers occupent une place particulière dans l’histoire et les paysages d’Arphy. Autrefois soigneusement entretenues, les châtaigneraies formaient un écrin autour des nombreux hameaux de la commune.
Le territoire, situé sur les pentes de la montagne de l’Espérou, est constitué de collines et de zones rocheuses. Autrefois, on y trouvait davantage de terres à blé, de pâturages et de châtaigniers. Aujourd’hui, les châtaigniers demeurent parmi les végétations les plus présentes sur ces reliefs.
Pommiers et oignons des Cévennes
L’agriculture occupe aujourd’hui une place beaucoup plus réduite. Le recensement agricole de 2000 indiquait seulement 56 hectares cultivés et un nombre très limité d’exploitations.
Quelques vergers de pommiers subsistent néanmoins dans la vallée, ainsi que de petites cultures d’oignons, appelés cèbas en occitan. Ces productions perpétuent une partie des traditions agricoles du territoire.
Une ancienne activité liée à la soie
Comme de nombreux villages cévenols, Arphy a connu une activité importante autour de la soie.
Au lieu-dit Le Monna, une ancienne usine de coton fut transformée en filature de soie en 1835. Une carderie de bourre de soie fut ensuite construite en 1855, complétée par une chaudière à vapeur en 1859. L’établissement connut encore plusieurs agrandissements avant de fermer définitivement en 1944.
D’autres activités ont également marqué le territoire, notamment l’exploitation d’un filon de calcaire éruptif destiné à la fabrication de chaux et l’existence d’un four à chaux au Fesq à la fin du XIXᵉ siècle.
Une commune traversée par de nombreux cours d’eau
L’eau est omniprésente dans le territoire d’Arphy. Plusieurs ruisseaux et vallats parcourent la commune, parmi lesquels le ruisseau d’Aulas, également appelé Grimals puis Coudoulous, ainsi que les ruisseaux de Cauvalat et de l’Arbous et différents vallats.
Ces cours d’eau accompagnent les nombreux hameaux et vallées qui composent le paysage communal.
Un territoire aux nombreux hameaux
Arphy est caractérisée par un habitat particulièrement dispersé. Parmi les hameaux et quartiers cités dans les sources figurent Bions, La Carrière, Le Fesq, Fontainebleau, Galary, La Matte, Le Monna, Pracoustal et Les Vignals.
Plusieurs anciennes fermes témoignent également de l’occupation agricole passée du territoire : La Barraque, La Broue, Cap-de-Coste, Le Château, La Coste, Le Crestat, Finiels, Grimal, Laussouls, Peyrefiche et Les Ormières.
Un territoire entre 500 et 1 186 mètres d’altitude
Arphy s’étend sur environ 2 000 hectares. Le territoire présente un important dénivelé, avec une altitude d’environ 500 mètres au niveau du hameau d’Arphy, jusqu’à 1 186 mètres au Cap de Coste.
Une partie de la commune se situe dans la zone centrale du Parc national des Cévennes, renforçant encore son caractère montagnard et naturel.
Quelques chiffres
- Superficie : 2 000 hectares
- Population : 173 habitants en 1999
- Altitude : de 500 à 1 186 mètres
- Canton : Le Vigan
- Communauté de communes : Pays Viganais
À découvrir
Les paysages de châtaigneraies
Le temple d’Arphy et son cimetière
Les nombreux hameaux cévenols
Les anciens vergers de pommiers et cultures d’oignons
Les traces de l’ancienne activité séricicole
Les paysages de montagne autour du Cap de Coste
La grotte sépulcrale du Fesq et les témoignages archéologiques
Arphy est un petit territoire cévenol où l’histoire, les traditions agricoles et industrielles se mêlent à des paysages de montagne préservés. Une commune discrète, façonnée par ses châtaigniers, ses ruisseaux et ses nombreux hameaux.
