Périple Languedocien
par Gaston LAUTIER
Secrétaire Général de la Section Héraultaise du Club Cévenol
Extrait de “La France à table - Gastronomie et tourisme” – 1957
LA GARRIGUE
La Garrigue est caractérisée par ses roches calcaires essentiellement perméables et sa végétation xérophile.
La perméabilité des sols ne permet pas de ruissellement en surface : l’eau du ciel s’infiltre, coule en rivières souterraines et sort par des sources ou des exsurgences, au niveau des couches imperméables sous-jacentes. C’est le pays des « foux », des grottes, des avens, au même titre que les Causses voisins.
La végétation est adaptée à la sécheresse estivale : chênes verts, chênes kermès, lentisques, cades, buissons épineux, asphodèles et labiées odoriférantes. Dans quelques bassins, où des marnes et des argiles ont pu se déposer, des vignes, des cultures, quelques oliviers, des amandiers permettent à l’homme de se fixer. Mais la Garrigue est le domaine du mouton, depuis les temps néolithiques mêmes, ainsi que l’ont prouvé les découvertes récentes des Matelles, près de Montpellier.
La Garrigue s’étend, dans le Gard autour de Lussan, d’Uzès, au nord de Nîmes avec ses curieuses capitelles, et de Sommières à Ganges, par Quissac, Sauve et Saint-Hippolyte-du-Fort. Dans l’Hérault, elle couvre de vastes espaces entre Ganges et Montpellier, du pic Saint-Loup à la Séranne. Dans l’Aude, elle constitue le petit massif de la Clappe et toute la partie Nord-Orientale des Corbières. Ses paysages sont semblables à ceux de la Macédoine ou de l’Arabie Pétrée ; ils sont souvent pittoresques et prennent parfois une valeur inattendue. […]
Extrait d’un article du Cévennes Magazine n° 2414 du samedi 17 octobre 2026 disponible chez votre marchand de journaux ou en commande sur notre site internet.
