Les Courses de Taureaux à Nîmes de 1804 à 1820 Par A. JOSEPH D’ARBAUD en 1924 Relevé par Georges MATHON
   10/07/2026
Les Courses de Taureaux à Nîmes de 1804 à 1820 Par A. JOSEPH D’ARBAUD en 1924   Relevé par Georges MATHON

Les Courses de Taureaux à Nîmes de 1804 à 1820

Par A. JOSEPH D’ARBAUD en 1924

 

Relevé par Georges MATHON

 

"Cette passion du taureau, dit Théophile Gautier, est commune à tous les peuples du Midi. Les races Catholiques à langues latines ont gardé cet artistique goût romain du cirque, objet d'horreur pour les races saxonnes et protestantes… "Courses Landaises, Camarguaises, Portugaises, Espagnoles…", quoi qu'il en soit, le principe est le même, il s'agit de braver un danger et de jouer avec des cornes menaçantes…"

Oduaga-Zolarde, 1854

 

est difficile de savoir depuis quand les courses de taureaux constituent, à Nîmes et dans les localités voisines, un des spectacles préférés de la population. Nous n'apportons du reste aucune indication inédite qui puisse éclairer d'une lumière nouvelle les origines et les modalités primitives de ce divertissement national des Méridionaux, sport peut-être aussi ancien que l'élevage même des taureaux dans la région du Bas Rhône. Nous voudrions simplement, tâche moins ambitieuse, mais plus aisée, donner quelques renseignements historiques sur les courses de taureaux dans notre ville de 1804 à 1820 environ, période qui semble assez mal connue à ce point de vue.

A la fin du XVIIIe siècle, et sans nul doute depuis fort longtemps, le peuple de Nîmes aimait beaucoup la course à la corde ou à la bourgine. Toutes les fois qu'on amenait aux abattoirs un taureau de Camargue (1), voire un bœuf paisible, la foule se saisissait de l'animal et lui faisait parcourir au galop rues et places de la ville, tandis qu'une corde le maintenait et permettait de l'arrêter s'il devenait dangereux, d'où course folle, sauts, bousculades, scènes comiques et joie générale, les coups de corne, les chutes et les étalages renversés constituant le revers de la médaille.

Lors des fêtes ou cérémonies publiques, l'on donnait de temps en temps, sur une place barrée et entourée d'installations de fortune, des courses libres, des courses de cocarde ou « au mannequin », parfois une ferrade. Et déjà ces spectacles avaient leurs ennemis et leurs détracteurs. […]

 

Extrait d’un article du Cévennes Magazine n° 2400 du samedi 11 juillet 2026 disponible chez votre marchand de journaux ou en commande sur notre site internet.