Crise du logement, conférence à Mons.
   30/06/2026
Crise du logement, conférence à Mons.

Crise du logement, conférence à Mons.

Le député de l’Aude, Frédéric Falcon, à l’invitation du député du Gard Pierre Meurin, est venu présenter une conférence sur le logement devant les élus du coin, puis devant un public d’une cinquantaine de personnes. Pierre Meurin souhaite organiser chaque mois des réunions d’information sur des thèmes importants.

La crise du logement en France n'est pas nouvelle, mais elle s'est considérablement aggravée depuis le début des années 2020 avec la hausse des taux d'intérêt, la raréfaction du foncier en zones tendues, la désindustrialisation partielle du secteur du BTP et la baisse du pouvoir d'achat des ménages.  Si les retraités actuels accédaient à la propriété en 15 ans, il en faut 30 pour leurs enfants pour acheter leur maison, et sans doute davantage pour les générations suivantes.

Pour Frédéric Falcon, les normes sont l’une des raisons de la crise. Et une administration idéologique. Et l’immigration.

Depuis les années 1970, la réglementation du bâtiment n'a cessé de s'épaissir. Chaque décennie a apporté ses couches successives : réglementation thermique (RT 1974, RT 1988… jusqu'à la RE 2020), normes d'accessibilité pour les personnes handicapées, règles parasismiques, exigences acoustiques, obligations liées au radon, à l'amiante, au plomb, aux termites. À cela s'ajoutent les plans locaux d'urbanisme, les règles de la loi Littoral, la loi Montagne, la loi SRU, sans oublier les contraintes des zones protégées au titre des monuments historiques.

Ces normes obéissent à une certaine logique mais augmentent le prix du logement.

En France, le logement on en parle en termes de pouvoir d'achat, de mixité sociale, de sobriété énergétique, rarement en termes de liberté de construire. Tant que la norme sera perçue comme une réponse automatique à chaque problème, le parc de logements continuera de se rétrécir face aux besoins.

Selon le député de l’Aude, un fossé se creuse entre les villes et les campagnes.

Les entreprises à haute valeur ajoutée se concentrent là où se trouvent les cerveaux, les cerveaux vont là où se trouvent les entreprises, et tout le reste, logements, services, infrastructures, investissements publics, suit ce mouvement. Les campagnes sont hors du cercle.

Louis Givelet